Communiqué de presse

L’Union des Mosquées de France (UMF) a réuni ce dimanche 02 avril 2017 son Conseil d’Administration pour renouveler ses instances nationales. A cette occasion, l’UMF s’est penché également sur la crise provoquée au sein du CFCM autour de la « Charte de l’Imam ». La nouvelle organisation territoriale de l’UMF, suivant le découpage régional de notre pays, s’appuie désormais sur 13 UMR (Représentations régionales de l’UMF)

Le Conseil d’Administration de l’UMF, composé des représentants élus des 13 UMRs, a procédé ce dimanche 02 avril à l’élection de son nouveau bureau national à la tête duquel, son président sortant, Mohammed MOUSSAOUI, a été réélu à l’unanimité pour un deuxième mandat de trois ans.

Lors de cette réunion les administrateurs de l’UMF, ont également adopté un programme ambitieux par lequel ils aspirent à répondre aux nombreuses attentes des musulmans de France et à faire face aux nombreux défis que doivent relever les musulmans de France dans un contexte difficile et exigeant.

A la tête de ces attentes et défis se trouvent la formation des cadres religieux et leurs statuts : imams, morchidates (femmes enseignant la religion), aumôniers ainsi que les responsables des associations gestionnaires des mosquées. La lutte contre le radicalisme qui frappe une frange de notre jeunesse repose en partie sur notre capacité à bien former nos cadres religieux et à leur donner les moyens adaptés à leur noble mission.

Pour la formation des imams et des morchidates, l’UMF a fait le choix pragmatique et murement réfléchi de tirer profit de l’expérience du royaume du Maroc reconnue dans ce domaine sur le plan international. C’est dans le cadre de la déclaration commune franco-marocaine, signée le 19 septembre 2015, en présence des deux chefs d’Etats, que l’UMF accompagne des jeunes français candidats et candidates à la fonction de l’imamat et de l’enseignement religieux dans leur projet de formation au sein de l’institut Mohammed VI de Rabat qui accueille désormais plus d’un millier d’étudiants et étudiantes de différentes nationalités.

L'UMF qui ambitionne de créer son propose institut de formation sur le sol Français, vient d'obtenir l'aval de son Conseil d'Administration pour ce projet qui devrait voir le jour dès la rentrée de septembre 2018.

Face à la crise provoquée par la diffusion par le président du CFCM, du document de travail intitulé « Charte de l’Imam de France » et la réaction de cinq fédérations musulmanes qui s’en est suivie, l’UMF appelle toutes les parties à prendre la mesure de la gravité du moment que vit notre pays à la veille de rendez-vous électoraux importants pour son avenir. Dans ces moments particuliers, les musulmans de France ont besoin plus que jamais de consolider leur unité pour mieux servir l’unité et la cohésion de leur pays.

Par ailleurs, l’UMF tient à préciser, qu’elle a été invitée à participer à une réunion de travail organisée par le CFCM, le 22 février 2017, autour de la charte de l’imam de France.  A ce propos, l’UMF a proposé deux documents pour sa contribution, dont de nombreux paragraphes figurent sur le document diffusé par le président du CFCM.

Certes, dans tout projet collégial, il est normal que les différentes contributions ne soient pas retenues intégralement. Cependant l’UMF considère qu’il aurait été plus conforme au mode de décision du CFCM que la synthèse faite par le président du CFCM soit à nouveau discutée au sein des instances du CFCM afin de permettre son adoption définitive et incontestable.

Enfin, pour l’histoire et à toute fin utile, l’UMF décide de rendre publique sa contribution à la charte de l’imam en la joignant à ce communiqué.

Paris, le 02 avril 2017

Le Conseil d’Administration de

l’Union des Mosquées de France

Fil de navigation