Manger halalAlors que des millions de musulmans ont débuté le Ramadan, le 28 juin, focus sur les pratiques alimentaires de l'islam, notamment la nourriture "halal" que le Coran invite les croyants à consommer.

En islam, les interdits alimentaires s’inscrivent dans le cadre général des interdits de type religieux. Ce cadre déborde le seul champ de la nourriture puisqu’il inclut les interdits sexuels, ceux liés à l’espace sacré comme La Mecque, ainsi que celui de la chasse et de la guerre tout au long des quatre mois sacrés que compte le calendrier musulman. Les questions alimentaires occupent une place non négligeable dans le Coran, et plus encore dans la Sunna (une des principales sources de la théologie et du droit islamiques). Le quatrième pilier de l’islam (c’est-à-dire les devoirs incontournables incombant aux musulmans) impose d’ailleurs une forte restriction en la matière, en décrétant un jeûne obligatoire tout au long du mois de ramadan, le 9e mois du calendrier lunaire, afin de commémorer la révélation du Coran au prophète Mohammed (sourate 2, 185). Sur le plan anthropologique, le jeûne du ramadan (çawm) – interdit alimentaire déplacé du profane au sacré pour des raisons de disette endémique et de répartition solidaire de la nourriture – fonctionne comme un frein à la propagation de la violence, cette dernière étant alors prohibée. Al-‘Ayni, théologien et commentateur de la parole du Prophète au XIVe siècle,

Fil de navigation