Manger halalAlors que des millions de musulmans ont débuté le Ramadan, le 28 juin, focus sur les pratiques alimentaires de l'islam, notamment la nourriture "halal" que le Coran invite les croyants à consommer.

En islam, les interdits alimentaires s’inscrivent dans le cadre général des interdits de type religieux. Ce cadre déborde le seul champ de la nourriture puisqu’il inclut les interdits sexuels, ceux liés à l’espace sacré comme La Mecque, ainsi que celui de la chasse et de la guerre tout au long des quatre mois sacrés que compte le calendrier musulman. Les questions alimentaires occupent une place non négligeable dans le Coran, et plus encore dans la Sunna (une des principales sources de la théologie et du droit islamiques). Le quatrième pilier de l’islam (c’est-à-dire les devoirs incontournables incombant aux musulmans) impose d’ailleurs une forte restriction en la matière, en décrétant un jeûne obligatoire tout au long du mois de ramadan, le 9e mois du calendrier lunaire, afin de commémorer la

Islamophobie ou racismeMohammed MOUSSAOUI

-I. Introduction

L’islamophobie est un néologisme qui n’a trouvé que très récemment sa place dans les dictionnaires français. La première édition 2006 duPetit Robertdéfinit l'islamophobie comme une « forme particulière de racisme dirigé contre l'islam et les musulmans qui se manifeste en France par des actes de malveillance et une discrimination ethnique contre les immigrés maghrébins ». Son édition de 2014 le définit dans ces termes : «  Hostilité contre l’islam et les musulmans ». Le Grand Larousse, édition 2014 le définit dans des termes similaires : «  Hostilité envers l’islam, les musulmans ». La présente note est une modeste contribution que j’avais versée, le 17 octobre 2013, au débat sur la question de l’emploi de l’expression « racisme antimusulman » ou celle d’« islamophobie », dans le

cadre des travaux de la CNCDH sur son Rapport de 2013, consacré à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme

Fils d’Abraham« Si vous ne redevenez comme des petits enfants.. » Le conseil de Jésus est bien connu. Il venait à l’esprit en suivant la rencontre originale entre les présidents israélien et palestinien, à l’invitation du pape François, le 8 juin au Vatican. Les protagonistes de cette « invocation pour la paix » étaient certes avancés dans l’âge – Shimon Peres a 90 ans – mais à les voir prendre place dans le même minibus, échanger en riant le long du court trajet, l’ambiance – du moins celle qui nous était donnée à voir – semblait bon enfant.
Plus sérieusement, les superbes paraissaient bien dispersées le temps de ce doux début de soirée. Les présidents Abbas et Peres étaient assis seuls, de part et d’autre du pape, dans le cadre verdoyant, mais non luxuriant, des jardins du Vatican. Chaque chef d’Etat a pris la parole à la fin, mais devait surtout écouter, méditer, prier peut-être. Ils avaient fait le voyage de Jérusalem juste pour cela.

Pour se reconnaître, comme le pape François a voulu le rappeler dans son intervention, les « enfants d’un unique Père »

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