les musulmans de FranceIl faut "apaiser", explique le recteur de la mosquée de Bordeaux

C'est le moment pour les musulmans de France de dire : "On en a marre !", explique M. Tareq Oubrou, recteur de la grande mosquée de Bordeaux, pour "rassurer", "apaiser" la société française.

MM. Mohammed Moussaoui, Azzedine Gaci, Tareq Oubrou et Djelloul Seddiki, quatre imams et responsables musulmans français, ont rencontré la presse en fin d’après-midi à l’ambassade de France près le Saint-Siège, aux côtés de Mgr Michel Dubost et du P. Christophe Roucou, le 7 janvier, à l'occasion d'un voyage de deux jours au Vatican (6-8 janvier).

Le Dialogue n’est pas une optionAu moment où des extrémistes s’expriment avec violence et usent de toutes leurs forces pour exacerber les tensions et attiser les peurs, nous qui sommes engagés dans le dialogue entre chrétiens et musulmans, devons assumer notre rôle de témoin qui, par sa présence, par sa constatation des faits et par son désir et sa volonté de les modifier dans le sens du bien, entend contribuer humblement à changer le cours des évènements et faire éviter l’irrémédiable : « Nous avons fait de vous une communauté éloignée des extrêmes pour que vous soyez témoins parmi les hommes et que le Prophète soit témoin parmi vous » (Coran : 2-143).

Nous constatons avec souffrance que la Paix est attaquée dans de nombreuses parties du monde, où font rage des conflits de diverses sortes. Ces conflits font des milliers de victimes, jettent des milliers de réfugiés dans des camps et poussent des milliers de migrants à risquer leurs vies: « On ne peut tolérer que la Mer Méditerranée devienne un grand cimetière!» a dit récemment le Pape François!

Des imams étrangersJean-Sébastian Evrard/AFP Belgacem Bensaid, Imam de la mosquée Assalam, avec le Coran lors de la prière le 28 juillet 2014 à Nantes En manque d'imams, les mosquées françaises ont fait appel à près de 400 religieux venus des pays de tradition musulmane pour assurer les prêches du ramadan.

L'heure de la fin du jeûne approche à Argenteuil (Val d’Oise), et Mohammed Bouzid attend les fidèles dans les locaux temporaires de l’association Essalam, à quelques pas de la future mosquée. Rares sont pourtant les fidèles qui le connaissent bien.

Il fait partie des centaines d’imams venus en renfort comme chaque année dans les mosquées françaises pour le ramadan, qui s'achève au début de la semaine prochaine.

A Rabat, l’imam au français impeccable est directeur d’un collège-lycée, professeur et chercheur en pensée islamique. Chaque année, il vient épauler un imam local pendant le mois de ramadan, ou officier dans des communautés dépourvues d’imam.

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